NEWS

  • 13 janvier 2019

    Modification des articles 6 (Paiement) et 7 (Annulation) du règlement
  • 24-28 septembre 2018

    Reconnaissance du parcours du PBP 2019
  • 13 janvier 2018

    Lancement de la plaquette de présentation du PBP 2019

Le but : Paris Brest Paris entre 55 et 80 heures



5300 participants cette année. Un hôtel sympathique dans la vallée de Chevreuse. Le studio a une petite cuisine alors je ne suis pas dépendant des frites du restaurant et peut manger les spaghetti de ma femme !

Autour de 16:00 heure, nous sommes allés au départ. Il y avait déjà du monde. Se vêtir et se remplir avec du gâteau au glycogène. Au contrôle du vélo, il y avait déjà tant de monde qu'il était clair que je ne pouvais pas partir dans le premier groupe (un groupe égale 500 vélos) de 20:00 mais dans le deuxième à 20:15

depart 80h Vers 20:15 nous sommes partis! J’étais loin derrière dans ce 2ieme groupe alors j’ai commence tout de suite le travail pour arriver au tête du groupe. La vitesse était parfois autour de 45 kmh, ce qui est digne d'un critérium. Dans tout les cas, vers la tête du groupe la vie étais moins compliquée car rouler avec 500 cyclotouristes qui n’ont pas l’expérience des pelotons n’est pas une chose aisée. Les dos d'âne, les rétrécissements, les gémissements des freins, les crissements de métal, les chutes, les jurons, qui disait que c’est un parcours pour cyclotouristes ?

Mais c’était bon ! Le public dans les rues, les applaudissements, la musique et l’entourage...

Calmement la nuit venait. Un aspect formidable ! Les petites lampes rouges devant moi et au moment où je me retournais, des lampes blanches sur les vélos et les casques derrière moi. Le parcours était vallonné et changeant. Apres 50km la route était tout humide mais il ne pleuvait pas encore. Dans les descentes et les virages on roulait prudemment. Malgré tout, de temps en temps, quelqu'un partait sur le côté de la route avec des conséquences inconnues.

En tête de ce 2ieme peloton, peut être 50 personnes, on a bien roulé. Par fois j’ai aussi pris la tête mais je savais bien qu'avec 1200km à faire, il faut se préserver un peu. Alors le rythme cardiaque était au tour de 75% de hfmax. Au premier arrêt après 122 km, la moyenne était de 32.7 kmh. Tout de suite, j’ai perdu la tête du 2ieme groupe car je voulais parlé à ma femme et les autres ont juste pris un sac avec de la nourriture de leurs accompagnateurs et ont continué. Ok, j’ai continué seul et ce n’était pas grave car vu la distance de 1200km je trouvais que la vitesse était peut être un peu trop élevée.

Dans tout les cas, il était autour de 00:30 et la bruine arrivait. J’était un peu en colère car les flèches de signalisation étaient très peu visibles. Avec la lumière du jour on voyait un grand carton avec une grande flèche bien visible mais dans le noir de la nuit, seulement la tête de la flèche était refléchissant. Peut être 5 par 5 centimètres ! Mais ok, je n’étais pas seul et il fallait suivre des lampes rouges devant moi… alors je l’ai fait…. Les lampes descendaient, montaient, hé, des lampes blanches devant moi ? Un autre tour ? Hé, il n’y a pas beaucoup des lampes rouges derrière moi.. mmmwoo, arrêt, carte... et oui 14 km en plus …. Alors c’est encore 30 minutes de plus pour rien.
pluie 80h
Dans le même temps la bruine était devenu une pluie forte. Après 221 km, il y a un poste du contrôle et la moyenne était de 30.4 kmh. Beaucoup des kilomètres ont suivi... J'ai parlé une peu à gauche, à droite et, Bon Dieu, autour de 6:00 heures il ne pleuvait pas depuis une heure !

Mais pour rendre ma longue histoire plus courte…

Il pleuvait fortement.. La route était ennuyeuse. Il n’y a pas de vue comme dans les Alpes. De l’autre cote de la route, il y avait la signalisation pour le retour de Brest. Personne sur la route, pas de public, rien. Temps du chien prévu pour tout le parcours. En cause de l'humidité et le froid, j’avais un tout petit peu mal aux ligaments. Alors le moral est à zéro et des questions arrivent… pourquoi fais-tu cela ? La réponse était « pour moi-même » ! Mais j’avais rien à prouvé, il n’y avait pas d'amis, pas de soleil, que de la pluie, et mouliner. La certitude que le week-end serait beau et que je pourrais rouler avec des amis aux Pays Bas, m'ont décidé de m'arrêter à Loudéac après 455 km. Je n’avais que 15 minutes de retard sur mon schéma de 56 heures. Je n’avais pas mal aux jambes, pas mal aux fesses, juste un peu mal au genou. Mais je n'avais plus le moral.
La moyenne à Loudéac était au total de 29 kmh. Alors j’avais assez de temps pour me reposer un peu, rouler lentement pour arriver en 80 heures mais le fou de soleil n'en pouvait plus. Ma femme n’était pas contre car elle était épuisée après une nuit dans la voiture sans dormir, à chercher la route, etc... Pour une voiture de suivi, il faut mieux avoir 2 personnes ! Parfois, j’arrivais quand elle garait la voiture!

Un grand nombre des cyclistes a continué. Un grand coup de chapeau à eux. J’espère ils ont maintenant bien récupéré pour continuer à faire du vélo ! 30% ont abandonné et le nombre des gens qui sont arrivés dans les horaires prévus n'est pas indiqué pour l’instant.

Et le prochain PBP pour moi ? Je ne sais pas. La barre sera plus haute. Pour arriver sous les 50 heures, il me faut 18000 km d'entraînement dans l’année du PBP et beaucoup l’année précédente. Cette fois ci je n’avais que 8500km. Mais rouler la nuit est fantastique et ensorcelant.

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